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Hestiv’Oc des Gaves – 2ème édition

Hestiv’Oc, ou le Festival Occitan, ne se présente plus. Né d’une volonté de faire vivre leur langue et leur culture, artistes et bénévoles, femmes et hommes, jeunes et anciens ont fait de ce rendez-vous un événement.

L’approche est moderne, et la tradition à portée de tous. L’ambiance se veut toujours festive, conviviale et fédératrice. Les générations se mélangent autour d’une culture parfois un peu oubliée.
A Hestiv’Oc on chante, on danse et surtout on a plaisir à partager !
“Ici, la culture s’exprime comme elle se vit dans la vraie vie !”
Ce festival, c’est également l’histoire d’un territoire fait de légendes et de mémoire.

 

Quina hèita !

Et oui, quelle histoire ! Parce que le Béarn et la langue qui lui est associée a toute une histoire ! Ce petit État qui a su garder son indépendance durant plusieurs siècles, n’a eu de cesse de défendre la liberté et la justice de tous les béarnais.

Dans ce Béarn indépendant, la femme était placée dans une stricte égalité juridique, économique, une égalité dans la culture traditionnelle comme dans la culture universelle, permettant, entre autre chose, l’acquisition de la lecture et de l’écriture.

L’occitan est avant tout une histoire de peuples et de langues parlées prenant la place du latin jusqu’à la révolution Française.

C’est son rattachement à la France qui ouvre le Béarn sur un monde dans lequel la culture occitane perd peu à peu sa place. Seulement encore transmise par les anciens, et bien souvent dans l’intimité de l’âtre, la jeune génération boude cette culture qui ne lui est plus enseignée officiellement.

C’est pour répondre au besoin de sauvegarde devenu essentiel et de transmission de la langue occitane, que quelques passionnés ont débuté l’aventure à la fin des années 70. Calandreta est alors un mouvement qui ne cesse de se développer malgré les difficultés.

Il faudra attendre 1979 pour que la première école soit fondée à Pau. Elle prendra le nom de Calandreta, qui signifie en Gascon, petite alouette.

Ces écoles n’avaient pas d’existence juridique claire et pas de moyens financiers. Enseigner l’occitan était alors un acte militant !

Durant de nombreuses années, seules quelques circulaires ont permis d’élargir les dispositions en matière d’enseignement de l’occitan. La circulaire Savary, du 30 décembre 1983, a permis de réelles avancées ainsi qu’un recadrage de l’enseignement de l’occitan, de la maternelle au supérieur, mettant en place, à quelques choses près, le dispositif tel qu’on le connait aujourd’hui. C’est à ce moment là que sont posés les principes du cursus bilingue et que l’apprentissage d’une langue régionale est reconnue par l’Éducation Nationale.

Les Calandretas, quant à elles, ne seront officiellement reconnues comme des écoles de promotion de l’enseignement de la langue régionale qu’en 1994 lorsque François Bayrou, alors Ministre de l’Éducation Nationale, propose qu’on leur accorde le statut d’école privée sous contrat d’association avec l’État.

A ce jour, dans le département des Pyrénées-Atlantiques plus de 3 000 enfants bénéficient d’un enseignement immersif avec la langue et la culture occitane, dans les écoles bilingues (4 sites d’enseignement en Haut-Béarn) ainsi que dans les Calendretas.

L’apprentissage peut également se faire grâce à un enseignement renforcé, permettant à 9 écoles du Territoire de bénéficier de 3h par semaine de la maternelle au CM2.

Oloron Sainte-Marie compte bien évidemment sa Calendreta, soutenue d’une main de fer par une équipe de parents bénévoles enthousiastes et volontaires ! Nous tenons à les remercier particulièrement d’avoir bien voulu animer la partie buvette et petite restauration de la soirée Hestiv’Oc des Gaves. Leurs sourires et leur délicieuse soupe ont réchauffé les festivaliers !

Hestiv’Oc des Gaves

 

Le rendez-vous était donné depuis quelques mois déjà, puisqu’ Hestiv’Oc ne s’improvise jamais. Sous son air festayre c’est une organisation sans équivoque qui participe à la notoriété du festival.
Dès leur arrivée, Didier Fois et une partie de sa troupe se sont mis à l’œuvre avec une dextérité liée à l’habitude. C’est rodé, ça se sent, et ça fonctionne.

Pendant que l’un monte sur le toit pour accrocher les foulards géants, les autres s’activent pour mettre en place l’exposition ATAU QU’ÈM ! (E QU’EI ATAU !).

La journée démarre dans la bonne humeur, malgré un soleil qui n’a jamais voulu sortir et tout se met tranquillement en place.

Profitant du festival Urban’Ival, un autre événement oloronais, une idée un peu folle a germé. Et s’il était possible de mêler la musique traditionnelle au modernisme d’une danse aussi contemporaine que le Hip-Hop ?

C’est le défi qu’ont relevé avec brio la section Hip-Hop de Fit ol’dance, l’association de chants – musique et danse Vath d’Aspa ainsi que des professeurs de l’Ecole de Musique Intercommunale du Haut-Béarn.

 

Le résultat s’est avéré bluffant et l’on espère revoir ce genre de “battle” plus souvent !
Pour la première partie du concert, c’est la formation du groupe de jeunes souletins, Xiberotarrak, qui emplit l’Espace Jéliote. Un mélange de voix de femmes et d’hommes, en langue basque, offrant un résultat à la fois captivant et touchant par ces membres actifs de la vie culturelle en Soule !

 

Changement d’ambiance à l’entrée des montpelliérains de Barrut, dont la polyphonie est dite “sauvage” ! Sauvage certes, mais non moins poétique. Des voix, des percussions et des corps qui réveillent la tradition au sens figuré comme au sens propre puisque nombre de spectateurs, dont les jambes n’y tenaient plus, ont fini par descendre pour fouler la fosse !

 

Peut-être avez vous eu la chance d’être a nos côtés. Peut-être nous avez vous suivis depuis votre salon, grâce au concours de Radio Oloron qui a assuré une retransmission en direct de la soirée.
Sachez en tous les cas que pour nous, ce fut une journée riche à tous points de vue. Humainement, d’abord. Et culturellement, toujours.
Nous avons déjà hâte de savoir ce que nous réserve l’édition 2022 !

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