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La bibliothèque au plus près de chez vous !

La Médiathèque des Gaves, on situe. C’est le très beau bâtiment situé à la Confluence des Gaves qui a obtenu le Prix de l’Équerre d’Argent en 2010. Elle possède environ 78 000 livres, 6 000 DVD et 120 revues (pas mal hein ?) et elle est, dans le jargon, tête de réseau de lecture publique.

Mais le réseau, savez-vous exactement à quoi il correspond ? Sur le Haut-Béarn nous comptons à ce jour 5 bibliothèques relais (et d’autres à venir…) :

Agnos, Gurmençon, Lasseube et Ogeu, gérés par des équipes de bénévoles chevronnés, et Bedous, qui compte une bibliothécaire, épaulée de bénévoles. Une 50 aine de petites mains dans l’ombre au total, on dit bravo ! (Et merci). Dans ces bibliothèques de réseau on peut, comme à Oloron, emprunter, ramener, réserver, suggérer (apporter des crêpes) …

Et pour toujours plus de proximité, vous pouvez également vous tourner vers les points lecture situés à Saucède, Estos, Buziet, Asasp, et Esquiule. Dans ces points relais en revanche, seuls les documents disponibles sur place sont empruntables. Mais ne vous inquiétez pas, les bénévoles en charge les échangent pour vous tous les 6 mois !

Vous vous demandez maintenant comment ça marche tout ça ? Et bien grâce à un système de navette et une coordinatrice que l’on appellera Camille. (Ce qui prend tout son sens lorsque l’on sait qu’elle s’appelle vraiment Camille)

Et qui mieux qu’elle peut nous expliquer les coulisses du système ?

 

Le réseau, la navette et Camille !

Le réseau de lecture publique permet aux adhérents de n’importe quelle bibliothèque du territoire de bénéficier des mêmes services dans tout le Haut-Béarn. Un document emprunté peut être rendu dans la bibliothèque de son choix, et il est possible de faire venir un document depuis un équipement jusqu’à un autre. Chaque semaine, la coordinatrice de réseau se rend ainsi à Agnos, Gurmençon, Lasseube et Ogeu, afin d’y acheminer les livres, CD et DVD qui ont été rendus à Oloron et doivent retourner dans leur bibliothèque d’origine. De même, une navette est faite toutes les deux semaines avec la bibliothèque intermédiaire de Bedous. La coordinatrice cherche également les documents demandés par les adhérents, et les ramène à la médiathèque, où les personnes peuvent venir les récupérer sous quinze jours à l’accueil.

« C’est un travail très enrichissant, car je sillonne tout le Haut-Béarn, et je suis en contact avec les bénévoles de toutes les bibliothèques : Ce sont eux qui accueillent les lecteurs au quotidien, connaissent leurs goûts, entretiennent le local. Je viens en soutien pour l’achat des livres, leur équipement (les couvrir et les ajouter à notre catalogue informatique commun), le désherbage et le pilon (enlever les documents abîmés ou obsolètes des rayons), et plein d’autres mots que ne comprennent que les gens qui travaillent en bibliothèque… », explique-t-elle.

Un véhicule dédié permet de faire cette navette entre les bibliothèques, et sert aussi aux bibliothécaires pour leurs différentes missions : lectures en crèches ou au service long séjour de l’hôpital, présentations et votes dans les écoles dans le cadre du Prix Bouquin Malin, formations de certains collègues, rencontres avec la bibliothèque départementale ou d’autres partenaires… « C’est à moi de vérifier si la voiture fonctionne bien est si elle ne doit pas aller au garage. En même temps, c’est moi qui l’utilise le plus souvent, environ 80 kilomètres par semaine, donc je la connais plutôt bien », s’amuse la coordinatrice.

Une navette hebdomadaire se passe généralement de la façon suivante : « Je récupère à l’accueil tous les documents qui ont été ramenés par des lecteurs à Oloron, et qui doivent être ramenés dans d’autres bibliothèques du réseau. Je les place dans des caisses, et parfois, il m’en faut plusieurs pour une seule bibliothèque. Sachant que chaque caisse peut contenir une cinquantaine de livres, je peux dire qu’il faut être plutôt costaud pour faire ce travail, et ne pas oublier de bien plier les genoux quand on soulève nos montagnes de livres ». Une fois les caisses rangées dans la voiture, ne reste plus qu’à démarrer : « Quand il fait beau, c’est un trajet vraiment agréable, en passant par les coteaux de Lasseube, les vignes… Par contre, quand il pleut, c’est forcément moins sympathique de décharger les caisses sous la pluie en essayant de protéger les livres », dit-elle avant de poursuivre : « Je me retrouve souvent face à des tracteurs, des patous, la semaine dernière c’était un chevreuil… Bref, il faut toujours rester vigilant ».

" Rare cliché de la navette en pleine action "
” Rare cliché de la navette en pleine action “

 

Au retour, une fois les caisses acheminées dans chaque bibliothèque et les documents ramenés à la médiathèque à Oloron, il reste encore tout un travail technique à faire : biper tous les documents pour expliquer à l’ordinateur qu’ils sont bien revenus, trier les documents abimés pour les réparer ou les recommander, les ranger dans chaque rayon, appeler les adhérents qui ont fait des réservations, ranger celles-ci… Ensuite, enfin, la coordinatrice peut s’occuper des derniers achats, les couvrir, leur donner un code-barre et une fiche d’identité sur l’ordinateur, avant de pouvoir les acheminer dans le réseau quelques jours plus tard.

Et la semaine d’après, la navette recommencera, à nouveau, par tous les temps (ou presque…).

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