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Dans l’intimité d’une famille …

Vivre le temps d’une exposition les charmes d’un quotidien disparu.

Un passé révélé au travers des centaines de clichés laissant entrevoir à quel degré de raffinement pouvaient être élevés les simples faits et gestes du quotidien d’une époque relevant presque d’un autre monde.

Ici, nous ne parlerons pas d’une exposition haute en couleurs. Vous l’aurez aisément compris.

Mais haute en émotion, ça, on s’y engage !

 

Un trésor patrimonial

En 2006, la Bibliothèque patrimoniale intercommunale du Haut-Béarn, située à Oloron-Sainte-Marie, acquiert un lot de plaques de verre stéréoscopiques bien conservées dans sept boîtes en bois contenant environ 50 clichés chacune et 4 boîtes cartonnées datant du début du 20ème siècle.
Cet achat vient alors enrichir un fonds déjà conséquent : le fonds Louis Barthou constitué de livres, manuscrits, albums photographiques…
Généralement, les nombreux clichés concernant Louis Barthou ont très souvent un rapport avec la longue et riche vie politique de cet homme d’origine béarnaise, député de l’arrondissement d’Oloron et plusieurs fois ministre de la 3ème République (voyages officiels, vie mondaine, vie au sein des ministères…).
Les photographies qui constituent ce lot de plaques de verre sont des clichés intrafamiliaux pour certains totalement inédits. Ce véritable album photographique d’une famille bourgeoise du début du 20ème siècle comprend de nombreuses prises de vues de l’enfant unique du couple Barthou.

Des plaques de verre stéréoscopiques

Beaucoup utilisées à partir des années 1850-1860, les plaques de verre stéréoscopiques vont servir aux services de l’État français, notamment pendant la Première Guerre mondiale.
Pour obtenir ces vues stéréoscopiques sur plaques de verre, on utilise un appareil photographique qui possède deux objectifs séparés d’une distance équivalente à celle comprise entre les yeux et placés côte à côte de manière solidaire dans un même boîtier.
Ce dernier comprend deux chambres photographiques destinées à produire dans un même instant un couple stéréoscopique : deux photos similaires mais aux cadrages légèrement décalés.
Ensuite, la polarité de l’image est rétablie en imprimant le négatif sur une nouvelle plaque afin d’obtenir un positif.
Ces photographies positives jumelles sont ensuite insérées dans une visionneuse binoculaire et regardées par transparence. Il suffit simplement de diriger le stéréoscope vers la lumière. Ainsi, par le biais d’un principe optique simple, la vue gauche restitue la perception de l’œil gauche, celle de droite la perception de l’œil droit.
Le cerveau concentre les deux images en une seule et recrée les conditions d’une vision tridimensionnelle restituant le relief.

La famille Barthou

Au-delà de sa grande carrière politique, le célèbre oloronais Louis Barthou, académicien, est un esthète passionné par les arts, la littérature et un grand voyageur. Il visite, entre autres, l’Egypte et le Soudan en 1910, les Etats-Unis, le Canada, le Maroc…
Véritable bibliophile, il collectionne notamment livres rares, manuscrits et autographes. Passionné d’art et de littérature, auteur prolifique, il écrit sur les grands personnages historiques, les grands auteurs de la littérature classique, les grands musiciens… .
Il se passionne aussi pour le sport automobile et les bateaux. Il est élu à l’Académie Française le 2 mai 1918.
Le 28 aout 1895, à l’église de la Madeleine à Paris, Louis Barthou épouse Alice Mayeur, une jeune femme fortunée, élégante et cultivée, proche de personnalités du monde intellectuel. Alice Mayeur est la fille unique de Max Mayeur, homme d’affaire et riche investisseur, et de Marguerite Amiel.
Max Emile, ce petit garçon né en 1896, enfant unique du couple Barthou était très proche de sa mère. C’est le sujet favori des photographies Barthou. Il devient un jeune adulte brillant, passionné par la littérature, les arts et la musique qui obtient son baccalauréat à 17 ans
Louis Barthou a laissé son souvenir à la France en marquant de son empreinte l’histoire du pays. Grâce à ses plaques de verre révélées au public, c’est les petites histoires dans la grande Histoire qui revivent… Celles d’inconnus croisés sur les bords des chemins, celles de vies passées, lointaines et pourtant si proches de nous, à travers le sourire d’une mère, la beauté d’une femme, l’espièglerie d’un enfant, la gaieté d’un repas de famille…

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