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Le dico du bien vivre en Béarn. Ou comment échanger avec les autochtones !

Amis estrangès, vous venez de poser vos valises en Béarn !

Pour quelques jours peut-être.

C’est vert (Tu m’étonnes. De légères précipitations peuvent être annoncées par Météo France de temps à autre. Trois fois rien).

C’est montagneux. Et en prime, on mange bien. C’est un bon choix !

Mieux encore, vous avez décidé de nous rejoindre pour de bon. Et contrairement aux apparences, ça nous fait vraiment plaisir.

Parce que OUI, nous sommes ouverts et accueillants ! (…)

D’ailleurs pour vous le prouver, nous avons décidé de vous concocter un petit “guide” de survie.

En édition limitée et, disons le, totalement arbitraire, un petit lexique qui va vous permettre de vous en sortir en (presque) toutes circonstances !

C'est assez clair ?
C’est assez clair ?

Alors déjà, il faut comprendre que NON, on ne passe pas notre temps à inventer des mots. OUI, on connait parfaitement la langue française, ses us, ses coutumes. C’est juste que nous autres (à l’instar de l’ensemble du sud-ouest), on tire bon nombre de notre vocabulaire de l’occitan.

Et bien souvent, c’est lorsque l’on nous interpelle sur tel mot ou telle expression que l’on se dit “Dia ! Vous le dites pas, ça, chez vous ? Eh bé ho …”

Forcément, à la première rencontre, quand on vous interpelle d’un “ADIEU”, ça peut dérouter. Mais c’est juste qu’on est poli et qu’on vous dit bonjour. Ou au-revoir, c’est selon. Mais pas de façon aussi définitive qu’il n’y parait. La même pour adiou ou adishatz.

En terre béarnaise, vous ne trouverez pas de sac en plastique mais bien des poches. Et c’est munis de vos poches, que nous vous conseillons de débuter par un petit tour au marché pour tcharer ou tchaper ( discuter) un peu avec les habitants. Si si, vous allez voir : le béarnais à la tchatche facile ! Vous y trouverez fruits et légumes, fromages, fleurs … (C’est un marché hein ! On ne réinvente pas tout non plus !) mais également de la bonne chingarre (poitrine de porc) ainsi que nos fameuses et inégalables chocolatines. Et à ce sujet, point de débat, sous peine de passer pour un véritable cèpe ! (la bonne tenue de ce magazine nous empêche ici de vous en faire la traduction. Sachez juste que si jamais, ce n’est pas vraiment de champignon qu’on vous traite !).

Normalement, à ce stade, avec force et conviction, vous avez commencé à tisser des liens mais vous ne savez pas encore si vous pouvez / devez tutoyer l’autre en face. Nous avons une technique IM-PA-RA-BLE. Pour répondre au fameux “Adieu! Ça va ?” il vous suffit de dire “Ça va. ET LÀ ?”. Plus de tu, plus de vous, plus de génance ! Ça vous espante (épate) une telle ruse, hein ?

Ces quelques ingrédients devraient suffire à ce que vous soyez rapidement invités à une bringue (une fête). Mais veillez tout de même à ne pas trop bringuer (Verbe intransitif, oui oui. Vérifiez donc par vous même!) sous peine de passer pour une poche. (HEIN ? COMMENT? QUOI ? Une poche c’est pas un sac ? Alors si. Et on s’en excuse par avance mais une poche c’est également une personne qui boit trop. Quelqu’un qui pinte quoi !).

Vous allez voir. Si on est un peu capbourrut (têtu) par moment on reste globalement gavé (trop) sympa ! (Mais du coup, “gavé” comme le gave ? Alors non. Rien à voir, même si la notion de gaves nous est totalement propre également).

[Aparté sans doute nécessaire : “Ah, mais un gave c’est une rivière en fait ?”
“Ben non”.
“Ah… Un fleuve alors ?”
“Ben non. C’est un gave ! Et d’ailleurs, toi aussi tu commences à me gaver ! (m’ennuyer)]

Pauvrine (pauvres) de vous c’est pas simple en apparence, d’autant que nous autres, on parle comme ça depuis pitchounes (petits), alors bien souvent on ne s’en rend pas compte!

Vous voilà désormais parés, prêts à faire un grand saut dans la culture béarnaise. Alors gardez la gnaque (la pêche) !

Si vous souhaitez aller plus loin, le Réseau de Lecture Publique du Haut-Béarn regorge de ressources quant à la culture béarnaise, son histoire, sa langue. N’hésitez pas à prendre conseil auprès des bibliothécaires ainsi que des précieux bénévoles qui oeuvrent sur l’ensemble du Territoire !

ADISHATZ ! (Ou adieu. Ou adiou. Bref, vous avez compris !)

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